Prometheus

3 Jul

Ridley Scott revient à l’origine des temps, mais aussi de sa carrière puisque Prometheus se veut aussi avant la saga Alien. Attendu au tournant par les critiques comme le monstre attendait Ripley dans le Nostromo,  le film vaut-il le détour ?

Alien et ses suites faisaient parti des films de genre, celui où un monstre veut la peau de quelques humains dans un environnement clos Prometheus développe un peu plus d’ambition, un peu comme Jean-Pierre Jeunet avait tenté de le faire dans Alien 4. Ici, Ridley Scott aborde à la fois le Space Opera, entre 2001, l’odyssée de l’Espace et Star Wars (si, si…David / C3PO), le film de monstre et tout cela dans la grosse machinerie d’un Block Buster. Autant dire que niveau visuel, on en a pour son argent, 3D ou non. Très inspirés encore de l’oeuvre d’Hans Ruedi Giger, celui qui avait dessiné le monstre d’Alien, les décors sont véritablement impressionnant et efficaces. (En réalité, Giger a donné quelques pistes)

Efficace, voilà le mot qui résume bien ce film. Efficace par ses acteurs, Noomi Rapace (Millenium) en tête. Son charisme et sa ténébrosité s’oppose à celui de la glaciale Charlize Theron, hélas sous-employée dans ce film. A noter aussi le très bon Michael Fassbender dans le rôle du mysterieux androïde David. Efficace par son ambiance et sa trame scénaristique, très proche des Aliens. On y retrouve évidemment les mêmes incohérences, typiques du genre : Mais pourquoi font-ils rentrer le monstre ? Pourquoi ne prennent ils pas d’arme? … Bref, on ne s’ennuie pas. Mais l’ambiance est moins pesante que dans le premier, ouverte par les pistes métaphysiques et philosophiques du scénario. Oh, rien de trop complexe mais on sent que le réalisateur veut aussi dire quelquechose.

 

Sans dévoiler le film, on peut noter de gros parallèles avec la religion chrétienne, sans tomber dans le créationnisme (le darwinisme est présent à travers l’évolution de ces .. ingénieurs). Il faut aussi y voir une critique de la génétique et de la poursuite de la vie éternelle. A ce sujet, on se demande bien pourquoi Scott a été maquiller Guy Pearce en vieillard ridicule alors qu’il aurait pu prendre n’importe quel acteur senior pour cela. A moins qu’il n’y ait une surprise dans une suite? En effet, le film se prête à nouveau à une nouvelle saga, non seulement par sa fin mais par les pistes déjà évoquées. Finalement, en revoyant toute la quadrilogie, il n’est pas loin d’être l’un des meilleurs mais décevra en même temps les amateurs de Space Opera pur ou de films de genre  les plus sanguinolents qui ne verront sans doute pas les différents niveaux de lecture. Un film dont l’aura devrait se bonifier avec le temps lorsque l’on évoquera la carrière de Ridley Scott.

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