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Europe : A propos de Référendum


La Grèce aura peut être un référendum sur les mesures visant à assurer son avenir. Cette mesure a immédiatement provoqué une levée de bouclier chez les dirigeants européens, qui savent évidemment tout mieux que tout le monde….

…La situation actuelle en atteste. Oui, la décision de Papandreou intervient tard, trop tard. Cela fait un an que la situation des finances grecque s’envenime. Cela fait 3 ans que le pays avait déjà été sujet à des émeutes, montrant déjà une situation sociale désespérée. Et pendant ces 3 ans, personne en Europe et notamment à Bruxelles, ne s’est penché sur le mal qui rongeait le pays. Un mal qui n’est pas nouveau puisque dès l’entrée de ce pays dans le marché commun, beaucoup s’interrogeaient sur l’avenir de ce pays qui sortait d’une période de dictature. Il en allait de la stabilité de la région et de la solidarité européenne. Il est facile de critiquer maintenant l’entrée dans l’Euro de la Grèce, mais qui s’en inquiéta à l’époque parmi les critiques d’aujourd’hui?

Mais voilà, tous les Delors, Santer, Marin, Prodi et Barroso ne se sont pas soucié un instant d’aller voir la réalité des actions pronées par l’Europe, et avec eux, tous les autres membres de l’Europe se sont rendus complices. La Grèce est l’exemple de la faillite de l’Europe Politique jamais conclue par le couple Mitterrand-Kohl, le symbole du refus de l’Europe Fédérale pour une Europe bancale.

Mais a travers ce refus du référendum grecque, l’Europe persiste et signe dans son déni de la volonté des peuples. Cela avait déjà failli être le cas lors des accords de Maastricht. Cela fut le cas déjà lors du traité sur la constitution européenne qui fut refusé par 2 référendums aux Pays-Bas, France, membres fondateurs de l’Europe. D’autres pays suspendirent leurs référundum, de peur du résultat, comme la République tchèque, l’Irlande, la Pologne, le Portugal, le Royaume-Uni, le Danemark. Et chez les deux pays ayant voté Non, le traité de Lisbonne est passé en force. L’Allemagne a choisi de passé par son parlement mais les sondages d’opinion de l’époque n’étaient pas réjouissants. Il y a un véritable divorce entre l’Europe dans sa forme actuelle et les populations qui aiment l’idée de l’Europe mais ne la voient pas ainsi.

Persister dans ce refus est gravissime pour Bruxelles et les dirigeants européens. C’est donner le message que leurs votes ne servent à rien et que seul les actions violentes peuvent aboutir. C’est exacerber le sentiment qu’un peuple domine un autre, que des pays  ne sont pas égaux et subissent des diktats des plus puissants. C’est tout le contraire de l’idée de l’Europe des pères fondateurs qu’étaient Jean Monnet, Konrad Adenauer, …. Et ce refus conduira à des conflits entre nations européennes, si nous n’y prenons pas garde.

Au contraire, admettre et accepter le vote référendaire doit remettre en question profondément le fonctionnement de l’Europe et la faire évoluer dans le sens « gagnant-gagnant ». Il n’y a qu’à entendre les excuses de nos politiques qui mettent tout sur le dos de l’Europe pour comprendre que le chemin est long mais indispensable. Et dans la décision aussi étonnante que tardive de Papandréou, il faut sans doute voir l’exaspération face à la dictature de cette Europe des marchés dont les grecs ne veulent plus, ce Diktat des grands envers la petite Grèce que l’on a jamais essayé de comprendre et juste guidée vers une voie qui n’était pas pour elle. La Grèce n’était-elle pas le berceau de la démocratie?

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