diaspora

Europe : Roms, qui sont ils vraiment ? – Roma, Who are they ?


Entre les reportages télévisés et les déclarations du ministre de l’intérieur, les Roms sont à nouveau dans l’actualité et sont devenus malgré eux la pierre angulaire de la politique d’immigration. Mais qui sont-ils réellement?

Un Problème de Vocabulaire

En Français, il y a beaucoup de mots qui désignent les gens du voyage en donnant l’impression qu’ils ont tous la même signification : Rom, Romanichel, Gitan, Manouche, Bohémien, Tsigane, Kalés. Rom et Romanichel ont bien la même racine et sont à distinguer de Roumain, tous les roumains n’étant pas des roms et vice-versa. Gitan (aussi appelés Kalé) vient de l’espagnol et est une déformation d’Egyptien, que l’on retrouve aussi dans Gipsy en anglais. Les gitans sont donc apparentés à l’Espagne. Le terme manouche vient aussi du romani mais désigne plus un groupe ethnique d’origine germanique et de l’est de la France. Bohémien fait référence à la région de la Bohème c’est à dire une province actuellement en république tchèque. Les Tsiganes provient du russe et signifie « intouchable », mais le terme est réapparu au cours de la fin du 20ème siècle .

Des Origines variées et incertaines

source : Wikimedia
source : Wikimedia

La confusion entretenue par tous les termes fait oublier les racines communes des populations. On attribue généralement leur origine en Inde mais au fil des migrations et des métissages, les pratiques, les langues et les habitudes se sont différenciées. Ainsi ne doit-on pas confondre un gitan dont la culture est très imprégnée par les ascendances espagnoles et les roms d’origine roumaine ou bien encore les bohémiens d’origine tchèque, quand bien même ils voyagent tous avec une caravane tirée par une voiture.

Sédentaires ou Nomades ?

La croyance populaire voudrait que les Roms ne soient que des nomades. Dans les faits, les différentes composantes de cette population voudraient être sédentaires mais se voient rejetées dans les terres qui les accueillent, se retrouvant ainsi à errer. Il s’agit de migrations économiques ou politiques quand ces peuples furent exterminés ou rejetés. Cette errance perpetuelle, ce rejet de la part des populations environnantes et le fait qu’ils investissent les terrains disponibles avec leurs caravanes peut faire croire à une volonté de rester nomade. La scolarisation des enfants est rendue difficile par les règles des pays où ils s’installent. Pourtant des exemples multiples montrent la volonté de sédentarisation de ces populations. Trop souvent, c’est une situation de repli sur soi et d’absence de dialogue qui mène à la fameuse image du « voleur de poule ».

exterminés pendant la seconde guerre mondiale
exterminés pendant la seconde guerre mondiale

Intégration ?

Manuel Valls a déclaré récemment que « Les Roms ne voulaient pas s’intégrer ». Mais de qui parlait-il au juste, étant donné les incertitudes ci-dessus ? Si des réseaux criminels existent avec l’utilisation de mineurs, ils ne sont pas le seul fait des roms, des gitans. Le maire de Nice, Christian Estrosi et l’extrème droite surfent sur ce type d’idée dans cette période pré-municipale. Ces amalgames et déclarations à l’emporte-pièce d’un ministre de la république sont dommageables pour établir le mieux-vivre entre les différentes composantes de notre pays. Il est courant d’opérer un parallèle entre roms et juifs de l’entre-deux guerre. Une vision simpliste qui ne trouve pas écho dans l’unicité de la culture, comme vue précédemment. La diversité est autant religieuse que dans le souci de se méler à la culture du pays d’accueil. Des témoignages sont aussi nombreux à louer la culture rom et la volonté d’intégration qu’à montrer aussi la tendance d’autres à sombrer dans les larcins, donnant du grain à moudre aux Estrosi et Valls. Le rejet amène d’autres rejets et alimente dans un cercle infernal les stigmatisations et violences physiques ou verbales. Comment sortir de cette spirale ? Il s’agit d’établir des règles, sans favoritisme, permettant aux roms, gitans, bohémiens … de pouvoir avoir des droits égaux aux autres citoyens européens désirant s’établir dans notre pays, tout en sanctionnant les dérives, comme pour n’importe quel citoyen. Une problématique complexe de la carotte et du baton qui n’a jamais été tentée avec intelligence et compréhension mutuelle.

Quand aux vrais nomades, apprenons aussi à les accueillir avec l’hospitalité offerte aux voyageurs et touristes.

Between television reports and the statements of the  french Minister of the Interior, the Roma are again in the news and in spite of them have become the cornerstone of immigration policy. But who are they really?

A Problem  of Vocabulary

In French, there are many words that mean the travelers, giving the impression that they all have the same meaning: Roma, gipsy or gypsy, Bohemian in english when 7 different words in french . They have the same root and are distinct from Romanian, all Romanian Roma are not and vice versa. Gypsy (also called Kale) comes from the Spanish and Egyptian deformation, which is also found in English Gipsy. Gypsies are related to Spain. The term comes from the Romany gypsy but also means more an ethnic group of Germanic origin and eastern France. Bohemian refers to the region of Bohemia that is now a province in the Czech Republic. Other Gypsies come from Russian and means « untouchable », but the term has reappeared in the late 20th century.

Varied and uncertain origins

The confusion created by all the terms forget the common roots of the people. Is generally attributed their origin in India but over migration and interbreeding, practices, languages ​​and habits are different. Thus one should not confuse a gypsy whose culture is steeped in the Spanish ancestries and Roma of Romanian origin or even the original Czech gypsies, even though they all travel with a caravan towed by a car.
Sedentary or nomadic?

The popular belief that the Roma are only nomads. In fact, the various components of this population would be sedentary, but have been rejected in the lands that host, thus returning to wander. It is economic and political migration when these people were exterminated or rejected. This perpetual wandering, this rejection from the surrounding populations and the fact that they invest the available land with their caravans might suggest a desire to remain nomadic. The education of children is complicated by the rules of the countries where they settle. Yet multiple examples show the will of sedentary populations. Too often, this is a situation of withdrawal and lack of dialogue that leads to the famous image of the « chicken thief ».

Integration?

Manuel Valls said recently that « Roma do not want to integrate. » But who was he talking about exactly, given the uncertainties above? If criminal networks exist with the use of minors, they are not the sole preserve of Roma gypsies. The mayor of Nice, Christian Estrosi and the far right surf this type of idea in this pre-municipal period. These statements amalgams and the punch of a minister of the republic are damaging to establish better living between different parts of our country. It is common to make a parallel between Roma and Jews of interwar. A simplistic view is not reflected in the uniqueness of culture, as seen above. Diversity is as much religious in order to mingle with the culture of the host country. There’s as much testimonials to speak about Roma culture and integration tthan the opposite to show the tendency to sink into other thefts, giving grist to Estrosi and Valls. Rejection leads to other releases and feeds into a vicious circle stigma and physical or verbal abuse. How to get out of this spiral? This is to establish rules, without favoritism, allowing Roma, gypsies, … to be equal to other European citizens wishing to settle in our country, while punishing abuses, like any citizen rights. A complex problem of « carrot and stick » that has never been attempted with intelligence and understanding.

A Gypsy in France one hundred years ago
A Gypsy in France one hundred years ago (Photo credit: Wikipedia)

And for the true nomads, let’slearn to welcome with hospitality  travelers and tourists.

3 réflexions sur “Europe : Roms, qui sont ils vraiment ? – Roma, Who are they ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s