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France : Gaz de schiste, plus loin que le débat d’apparence – Shale gas: Beyond the false debate


This week, we’ll speak of Shale gas,Solution for the future of energy independence for some people , danger for the planet and humanity for others, the substantive debate seems difficult to achieve. As unfortunately often in energy solutions. (en Français à la fin)

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The  American example

Remember the image of  the tap that rejects gas and ignites (see the movie  » Gasland « ). It became the symbol of  evidence of the dangers of  the exploitation of shale gas in the United States. In fact, evidences are not lacking : Between farmers in need who are selling their land became unusable, drying aquifers and pollution of nearby basements and diseases in the surrounding populations. In practice, the technique used, called hydraulic fracturing, requires the introduction of a large amount of water in the rock to the reservoir, as well as lubricants and detergents. This water is so polluted and find mixes with other waters basements. Increased earthquake risks were highlighted in some segments (see a study by the British Geological Survey). Add to that the extraction also produces greenhouse gas emissions, giving a very low carbon footprint competitive with conventional extractions. The shale gas solution seems to cause more problems than solutions.

Other solutions in test?

Other techniques are advanced by supporters of exploitation. However, none has been validated as non-destructive to the environment. The replacement of water by gas poses has problems of air pollution and the risk of overpressure. For the so-called dry fracturing, it would use of helium, yet this gas is in short supply on earth, but very present in the universe, and would increase the operating cost compared to water pumped. In addition, the helium production also affects the carbon balance of extraction and therefore makes it unprofitable. Its use does not rule either completely the problem of air pollution in the output. Hence the conclusion of many (including the industrial sector): There is currently no viable alternative outside a tighter control of the quantities of water, their origin and the cementing of the deposit that may cause harmful leaks.

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Really the future?

After such an economic and technical assessment, the future of shale gas seems bleak. But it is by studying the geographic distribution that we understand the interest and therefore the future. North America and Europe would be rich of this ressource, while the major producing countries (outside the Maghreb) would be poor. This would partially circumvent the dictates of Russia and Gazprom, as well as dependencies of OPEC, because oil and gas are often found together in the soil. India and China will also find an interesting future developments for their local source. The interest is more geostrategic and economic.

Around shale gas is the question of the sustainability of energy solutions. Resources are still poorly understood and condemn the environment of exploited areas. And without speaking of  the profitability requirements in this field. Non-renewable resource, shale gas would give flexibility to the energy transition, but other environmental impacts of critical parameters, such as water, will come. Should we impact our planet in the long run to save the short term? This is the key question to ask in this choice. Add the constraint has often made ​​great technological discoveries. Having the sword of Damocles of the end of oil (peakoil) can only pull up the research. To ease shale gas exploitation only extend the deadline again and again.

Of course, proponents of this technique have powerful ressources of lobbying to distort the societal debate that should take place in each country. Energy independence at all costs and protecting the environment at all costs, that’s the tough choice on which our elected officials must decide and will respond to future generations.

Le gaz de schiste ne cesse de défrayer l’actualité. Solution d’avenir pour l’indépendance énergétique pour les uns, danger pour la planète et l’humanité pour les autres, le débat de fond semble difficile à mener. Comme hélas bien souvent en matière de solutions énergétiques. Amorce de réflexion.

Le mauvais exemple américain

Beaucoup pointent du doigt le robinet d’eau qui rejette du gaz et s’enflamme (voir le film Gasland). C’est devenu le symbole qui accompagne les témoignages des dérives de l’exploitation du gaz de schiste aux États-Unis. De fait, ils ne manquent pas : entre fermiers dans le besoin qui bradent leurs terres devenues inexploitables, assèchement des nappes phréatiques voisines et pollutions des sous-sols et maladies dans les populations environnantes. En pratique, la technique employée, baptisée fracturation hydraulique, nécessite l’introduction d’une grande quantité d’eau dans la roche jusqu’au gisement, mais aussi des lubrifiants et des produits détergents. Cette eau se retrouve donc polluée et se mêle aux autres eaux des sous-sols. Des risques accrus de tremblement de terre ont été soulignés dans certains secteurs d’exploitation (voir une étude du British Geological Survey). Ajoutons à cela que l’extraction produit aussi des gaz à effet de serre, donnant un bilan carbone très peu compétitif par rapport aux extractions classiques.  La solution gaz de schiste semble poser plus de problèmes que de solutions.

D’autres solutions en test ?

Les promesses d’autres techniques sont avancées par les partisans de l’exploitation. Pourtant, aucune n’a encore été validée comme non destructive pour l’environnement. Le remplacement de l’eau par un gaz pose des problèmes de pollution de l’air et de risques de surpression. Pour la fracturation dite sèche, on utiliserait de l’hélium ; or, ce gaz est en pénurie sur terre, mais très présent dans l’univers, et ferait grimper le coût d’exploitation par rapport à une eau pompée abusivement et gratuitement. De plus, la production d’hélium pèse aussi sur le bilan carbone de l’extraction et le rend donc peu rentable. Son utilisation ne règle pas non plus totalement le problème de la pollution de l’air en sortie de puits. D’où la conclusion de beaucoup (dont les industriels du secteur) : Il n’y a actuellement aucune solution alternative viable en dehors d’un contrôle plus strict des quantités d’eau, de leur provenance et de la cimentation du gisement qui peut causer des fuites nocives.

Vraiment l’avenir ?

Après un tel bilan économique et technique, l’avenir du gaz de schiste semble peu reluisant. Mais c’est en étudiant sa répartition géographique que l’on en comprend l’intérêt et, donc, l’avenir. L’Amérique du Nord et l’Europe en seraient riches, tandis que les gros pays producteurs (en dehors du Maghreb) en seraient pauvres. Cela permettrait de se soustraire partiellement au diktat de la Russie et de Gazprom, mais aussi des dépendances des pays de l’OPEP, gaz et pétrole étant souvent présents conjointement dans les sols. L’Inde et la Chine y trouveraient également une source locale intéressante pour leurs développements futurs. L’intérêt est donc plus géostratégique qu’économique.

Autour du gaz de schiste se pose la question de la pérennité des solutions énergétiques. Les ressources sont encore mal connues et condamnent l’environnement des régions exploitées, les beaux discours ne remplaçant jamais les impératifs de rentabilité sur le terrain. Ressource non renouvelable, le gaz de schiste donnerait une marge de manœuvre à la transition énergétique, mais impacte d’autres paramètres environnementaux aussi essentiels que l’eau, nouvel or des siècles à venir. Doit-on impacter notre terre sur le long terme pour sauvegarder le court terme ? Voilà la question essentielle à se poser dans ce choix. Ajoutons que la contrainte a souvent permis de grandes découvertes technologiques. Avoir l’épée de Damoclès de la fin des hydrocarbures ne peut que tirer vers le haut la recherche alors qu’aller vers la facilité du gaz de schiste en fracturation hydraulique ne fait que repousser l’échéance encore et encore.

Évidemment, les tenants de cette technique disposent de puissants moyens de lobbying pour fausser le débat sociétal qui devrait avoir lieu dans chaque pays. Indépendance énergétique à tout prix ou préservation de l’environnement à tout prix, voilà le choix cornélien sur lequel nos élus doivent trancher et devront répondre aux générations futures.

 

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