Palestine : De la Neutralité – Palestine and Neutrality


Dans le conflit qui court depuis des décénies en Israel et Palestine, les états ont différentes positions. Du soutien indéfectible  au gouvernement Israelien jusqu’au soutien aux groupes palestiniens extrèmistes, il reste peu de place pour la neutralité…. Cette neutralité qui devrait pourtant être de mise pour avoir un rôle de médiateur. (in english at the bottom)

Si la Grande-Bretagne, de par son histoire au proche orient, peut difficilement intervenir dans ce conflit, d’autres états ont une posture plus appropriée. La France, bien qu’ancien occupant dans une histoire relativement lointaine (protectorat de 1920 à 1943 au Liban), garde une image diplomatique encore forte. On se souvient du voyage houleux du président Chirac en 1996, où il fut exaspéré par l’excès de la sécurité israelienne. On se souvient beaucoup moins des voyages de Sarkozy en 2008 et Hollande en 2013. Et pour cause, leurs positions étaient beaucoup moins réfléchies et beaucoup plus pro-israelienne.

Dernier avatar de cette politique étrangère, la déclaration du 09 Juillet 2014 de François Hollande, condamnant les roquettes du Hamas mais oubliant de condamner aussi les bombardements aveugles de l’armée Israelienne, qui ont causés des morts, eux! Ce qui ne se dit pas derrière cette déclaration, c’est que la France tente de peser à nouveau internationalement en profitant de la brouille de plus en plus flagrante entre le gouvernement Obama et le gouvernement Netanyahu. En coulisse, les alliés traditionnels des Etats-Unis (même les plus contradictoires comme saoudiens et israeliens) sont exaspérés par les atermoiements et hésitations américaines sur les dossiers Syriens, Irakiens ou même Afghans. D’où une position « va-t-en guerre » face à l’Iran, dans le conflit Syrien où se jouent également des marchés militaires.

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by Basel Yazouri

Ce jeu d’alliance n’a pourtant aucun plan d’action sur le long terme, naviguant plutôt à vue sur le court terme. A l’image d’une politique économique de la rustine, la politique étrangère française essaye tant bien que mal depuis 10 ans de sauvegarder la position française dans le club des grandes nations diplomatiques. Elle laisse la neutralité et les négociations de coulisses aux nordiques ou aux états non alignés. Pendant que les Etats-Unis entreprennent de recentrer leur politique extérieure sur de nouvelles zones de conflits tout en ménageant leur image intérieure, les grandes puissances observent en ordre dispersée. Les Nations Unies en deviennent alors plus affaiblies encore, surtout que les moyens ont fortement diminués avec la crise de 2008 à New York et Genève. Quand Mahmoud Abbas, le président de l’autorité palestienne, tente un rapprochement avec Israel, il est bien seul. Affaibli par la division Palestinienne entre Hamas et Fatah, il ne peut même plus compter sur des alliés arabes déjà divisés par d’autres conflits régionaux. Et coté Israelien, l’opposition modérée apparaît trop dispersée face à Netanyahu dont la politique est pourtant loin de faire l’unanimité dans la population juive. Ce dernier poursuit donc sa politique habituelle de la Loi du Talion. : A une roquette, on réplique par un bombardement bien plus meurtrier.

Comment rester neutre dans un tel conflit où les extrémistes profitent de la montée de la haine entre communauté pour conserver leur pouvoir de chaque coté ? C’est tout le défi de la communauté internationale de garder à l’esprit cette ligne de conduite afin de condamner autant les meurtres et tortures de chacun des béligérants. Une ligne que la France serait honorée de représenter si elle veut garder une influence à long terme.

In the conflict from decades between  Israel and Palestine, states have different positions. From unwavering support of the Israeli government to support to extremist Palestinian groups, there is little room for neutrality …. The neutrality which ought to be appropriate for a mediator.

If Britain, by its history in middle east, can hardly intervene in this conflict, other states have a more appropriate posture. France, although former occupant in a relatively distant history (protectorate from 1920 to 1943 in Lebanon), yet retains a strong diplomatic picture. We remember the stormy voyage of President Chirac in 1996, where he was exasperated by the excesses of Israeli security. We remember less trips of Sarkozy in 2008 and Holland in 2013. Because their positions were far less thoughtful and more pro-Israel.

Latest incarnation of this foreign policy, the statement of 9 July 2014 Francois Hollande, condemning Hamas rockets but forgetting to also condemn the indiscriminate bombing of the Israeli army, which caused deaths, them! What is not said behind this statement is that France is trying to reweigh internationally using increasingly obvious dissensions between the Obama administration and the Netanyahu government. Behind the scenes,  traditional allies of the United States (even most contradictory as Saudi and Israeli) are frustrated by the delays and hesitations of U.S. on Syrians, Iraqis or Afghans conflicts. So, there’s now  a  « going to war » position against Iran, in the Syrian conflict, with also defense marketshare in mind.

This alliance game is done without any action plan over the long term, sailing with a rather short-term view. As we can see in the french « patched » economic policy , the French foreign policy is somehow trying for 10 years to save the French position in the club of major diplomatic nations. It leaves the neutrality and backstage negotiations to northern or non-aligned states. While the United States undertake to refocus their foreign policy on new areas of conflict while maintaining their internal image, the great powers observed in dispersed order. The United Nations then become further weakened, especially the means were greatly reduced with the 2008 crisis in New York and Geneva. When Mahmoud Abbas, the president of the Palestinian Authority, attempted a rapprochement with Israel, he is very lonely. Weakened by the Palestinian division between Hamas and Fatah, he can not even count on Arab allies already divided by other regional conflicts. And on Israeli side, the moderate opposition appears too dispersed to face Netanyahu whose policy is far from unanimous in the Jewish population. It continues its usual policy of the Law of Talion. : A palestinian rocket, it responds with a  deadliest bombing.

How to remain neutral in such a conflict where extremists take advantage of the rising hatred between communities to keep their power on each side? This is the challenge of the international community to keep in mind this guideline as to condemn the killings and torture of each fighters. A line that France would be honored to represent if it wants to keep a long-term influence.

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