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France : François Hollande, tueur en série


La « déchéance de nationalité » constitutionnalisée par François Hollande n’est que le dernier avatar d’une longue série d’assassinat politique. La victime, cette fois-ci, est Christiane Taubira, qu’elle démissionne ou pas.

La technique utilisée est très connue pour ce qui concerne Hollande (mais aussi autrefois son rival Nicolas Sarkozy dont il utilise aussi la technique de l’électron libre …on y reviendra) : Écouter tous les intervenants en faisant croire qu’ils ont raison et que l’on va adopter leur point de vue, puis au final, s’en tenir à l’avis qui permet d’abattre ceux qui dérangent en les mettant en défaut face à l’opinion publique. Pourtant habile manipulatrice elle aussi, Christiane Taubira s’est laissée piéger par ce sujet qui lui tenait trop à cœur. Elle était devenue trop gênante à gauche, la seule figure du gouvernement encore respectée par les socialistes. Les exemples de ce type ne manquent pas, et cela avait déjà commencé en 2005, lors du vote interne du PS sur le traité constitutionnel, dont Hollande était premier secrétaire. Le vote avait été entaché d’irrégularité et afin d’isoler ses rivaux du moment, Fabius, Melenchon, Emmanuelli, il avait laissé s’installer un chaos dans le parti pour mieux y régner. Il continua dans cette voie en ne reconnaissant pas non plus le résultat du vote référendaire et sur les autres sujets clivant de cette époque où sa stratégie n’était alors que de s’installer médiatiquement et de construire un cercle d’influence.

En ce début de quinquennat, les assassinats politiques ont continué avec le Front de gauche qui a été ringardisé à coup de références au communisme du passé, isolé, par le jeu des alliances avec l’aile gauche du PS pour la discréditer, puis avec le petit jeu de l’amalgame avec l’autre front, celui de l’extrême droite. A ce petit jeu, le dernier coup bas a été de placer Melenchon près de Marine Le Pen lors de la cérémonie hommage aux victimes du 13 Novembre, alors qu’aucune règle de protocole ne le justifiait. Du coté des écologistes, c’est en créant des divisions internes, en jouant sur la nécessité de ce parti d’avoir des élus pour exister et en promettant d’éventuels postes gouvernementaux aux plus ambitieux, que EELV a fini par imploser. L’opportuniste Duflot n’a plus qu’à revenir à genou devant sa seigneurerie ou mourir (elle hésite encore). Quant au centre, il a réussi à le faire disparaître en le poussant dans les bras des Républicains pour en diminuer l’influence, et en reprenant un positionnement politique proche.

Ce cynisme et ce machiavélisme, goût qu’il partage sans doute avec son élève Macron, jeune Padawan de Darth Jouillet, avait été décrit par de nombreux observateurs, dont la dernière fut la sulfureuse Valérie Trierweiler, son ex-compagne. Il n’hésita pas à condamner par son inaction la candidature présidentielle de  Ségolène Royal, sa propre compagne officielle de l’époque, même si on sait qu’ils étaient séparés. Dans ce petit jeu de conservation du pouvoir suprême, tous les coups sont permis, et le service de l’état est bien éloigné de son esprit. Il lui reste trois cibles, aujourd’hui, à éliminer : Juppé, Sarkozy et Valls. Il espère évidemment monter les deux premiers l’un contre l’autre pour les disqualifier et ses prochains dossiers phares seront des sujets clivants pour la droite française, à n’en point douter. La vision ultrasécuritaire de Sarkozy se heurte déjà au pragmatisme républicain et rigoriste de Juppé. Reste le cas Valls, allié d’un moment pour isoler l’aile gauche du parti (et notamment Montebourg).

Les deux prochaines années jusqu’à 2017 s’annoncent aussi comme une lutte à mort entre les deux hommes. Valls a voulu trop s’approprier la lumière pour que Hollande le laisse faire. On voit qu’Hollande reprend l’initiative plus qu’auparavant. Le premier sérieux coup de griffe a été donné dans cette dernière affaire de déchéance de nationalité où Valls semblait opposé à la mesure mais y a été contraint. La bouillant catalan est intelligent et bien conseillé par ses amis Fouks et Bauer. Mais les sujets à venir risquent de souffrir du double pilotage Matignon-Elysée. On aura probablement droit à des rétractations en série pour dévaloriser Valls qui devra avaler les couleuvres. Hollande s’est aussi découvert comme « chef de guerre », usant dans les coulisses de cette autorité militaire pour ordonner des éliminations discrètes à travers le monde (voir le livre « Les Tueurs de la République » de Vincent Nouzille). Son manque de clairvoyance géopolitique et son absence de stratégie (digne d’un Sarkozy) son explicables par cette recherche égocentrique de la toute puissance. d’autant que l’exercice du pouvoir rend paranoïaque. Nous laisserons aux psychologues le soin d’analyser cela par rapport à la relation avec son père. Le président normal s’avère peut-être plus anormal que le précédent, dont les portes-flingues s’agitent déjà en coulisse.

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